LUKÁS KÁNDL

DU 30 JUIN 2005 AU 17 SEPTEMBRE 2005

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Catalogue de l’exposition

catalogue_kandl Catalogue de l’exposition : « Peintures »
Prix de vente du catalogue : épuisé

Présentation de l’exposition

« C’est en ce point de la rêverie que la chose survient » Saint-john Perse.

LUKÁŠ KÁNDL est un magicien du « Beau métier»

Dans la tradition des écoles de l’Europe centrale, après de studieux apprentissages des techniques les plus complexes, sa trajectoire ne cède pas aux sirènes de la facilité. Le beau métier, transmis et rigoureusement appris est aussi contemporain que l’extravagance, la provocation ludique ou l’immonde que peuvent parfois nous offrir quelques artistes égarés d’angoisse. Au nom de la modernité, voire de la mode qui se démode, soutenus par des institutions privées ou par un mécénat d’Etat en étroite connivence, certains n’hésitent plus à transgresser à l’envi les frontières du savoir dessiner ou peindre, pour produire étonnement et scandale dont le renouvellement se fait par nécessité de plus en plus rapide et toujours excessif, comme si la ruine de tout ce qui est représenté allait faire apparaître une nouveauté, un art total que le public considère par devoir scolaire d’admiration respectueuse de l’art …

Si le sens du beau est avant tout un plaisir de l’esprit des hommes, l’effet conjuratoire du mot contemporain ne suffira pas à bonifier dans le temps ce qui ne fut parfois qu’extravagance plutôt que subversion. Il est discourtois d’opposer contemporain et a-contemporain. Les aventuriers des avant-gardes éternelles ont produit des obiets d’art d’une inqUiétante beauté (comme les forces de la nature) et, partager leur attente fébrile n’oblige pas à ce que notre espérance soit en permanence violente et déçue. Les institutions, elles, n’obéissent pas qu’au principe du plaisir …

Cependant, s’il est excessif, peu fondé, voire pour d’autres politiquement pervers de parler de déclin et de décadence, il n’en reste pas moins qu’un historien de l’art peut trouver outrancier un radicalisme de façon. Par exemple celui qui consiste dans l’immédiat à assembler des éléments disparates pour obtenir, comme dans une chambre à bulle où l’on procède par effets aléatoires, des collisions assez souvent insignifiantes. Il est indéniable cependant que ces recherches doivent être poursuivies: elles posent le problème de la sidération du public dont l’attente est réelle. A lui seul, ce phénomène sociologique d’attente de la révélation d’une « trouvaille neuve» (?) et de l’ouverture d’une voie inexplorée est le propre de notre esprit et nous le respectons. Mais on peut aussi laisser un peu à ceux qui les pratiquent trop les raccourcis de contrebande. Une oeuvre d’art n’est pas pour tout le public une sicav que l’on se bornerait à regarder en attendant mieux. Oserait-on ajouter que certaines installations sont à mettre au compte d’un art de capture ou d’accumulation dont la mémorisation est incertaine, quant à nous, il ne serait pas heureux d’en dire davantage.

Kândl et les artistes plasticiens du beau métier, par intuition esthétique, rassemblent les éléments épars dans le temps et mettent en oeuvre des recherches qui ont précédé leur tentative contemporaine. L’héritage des Maîtres anciens est transcendé, peut-être transmuté, sans geste de rupture. Une nouvelle expression du sacré tempérée d’un humanisme hermétique se mpnifeste dans l’art de nos jours, « transcendance dans l’immanence ».

Robert LIRIS

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Contact :
« La paysannerie » 2 route buissonnière – 58500 Armes
Site internet : www.kandl.net

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

LUKÁS KÁNDL