Joël Barbiéro: La roche, la verdure et l’eau noire

DU 5 OCTOBRE AU 1ER DECEMBRE 2018

Catalogue de l’exposition

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L’exposition dans la presse

Présentation de l’exposition

Le peintre consacre l’avènement, célèbre l’événement de ce complexe métabolisme entre l’oeil et la toile.

[…] « Ce qui est entre la pomme et l’assiette se peint aussi » disait Braque. Barbiéro va incontestablement au-delà en donnant corps à ce qui vit et respire entre l’oeil du spectateur et le caractère numineux de la minéralité triomphante qu’il met en scène.

[…] Il nous dit que seule la vérité qui vaille la peine d’être perçue se situe entre l’arbre et la toile qui en atteste la présence, entre la partie ou le détail dont il s’approche au plus près dans une sorte de suffocation du regard et le tout dont l’universelle omniprésence est indissociable. Comme si l’éther qui nous reste indécelable mais dont se nourrit le feuillage, nous devenait perceptible à travers une photosynthèse des émotions. Et c’est bien en cela que Barbiéro nous atteint, nous foudroie: dans cette violence muette et transgressive qu’exsude l’esprit de la matière en une sorte de parousie du sens plus que des sens.

[…] Nous sommes dans l’uchronie végétale d’un continent perdu, aux confins du désir et du rêve, aux limites toujours repoussées de réalités — les nôtres, celles du peintre, celle d’une nature trompeusement hermétique —, qui subtilement se fuient pour mieux entrer en correspondance. Ces concordances d’un temps baudelairien fait “de couleurs, de parfums et de sons“ s’observent mutuellement et nous questionnent chez Barbiéro.

 

Roland Duclos

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

Joël Barbiéro: La roche, la verdure et l’eau noire