DU 06 DÉCEMBRE 2013 AU 18 JANVIER 2014
Catalogue de l’exposition
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Catalogue en ligne de l’exposition Prix de vente du catalogue : 13€ |
Présentation de l’exposition
» Sincères remerciements à l’AMAC et à tous ceux qui la soutiennent. » Thomas Péchadre artiste peintre – directeur d’Artogue
Liste des artistes participants (cliquez sur les portraits pour en savoir +)
PAULINA FUENTES-VALENZUELA – PHOTOGRAPHE
M’étant formée auprès de Dominique Sudre, je travaille essentiellement en argentique. Ce procédé m’interpelle et me fascine bien plus que le numérique. être « limitée » à 36 poses exige de la rigueur, de la patience et m’impose de faire des choix.
Aussi, de Bayeux en Wall Street, de Tram-Way en Condition humaine, il existe une culture « Charbey » chez Artogue, une trame complice tissée au fil des expositions…
Celle-ci bouge, garde son squelette, son mode de fabrication mais la mise en scène du signe est variable et la plastique en témoigne.
Le chemin pictural d’autrui me semble toujours familier et étranger à la fois.
C’est comme si nous commencions des phrases de la même façon mais que nous les terminions très différemment.
Dans ce cadavre exquis le peintre est en bonne place.
Sa démarche picturale, alternance entre écriture automatique et prise de conscience du chemin défriché, s’embrase des délires de l’inconscient. Cet étranger, porteur de vérités chères aux surréalistes, anime les toiles de Guiraud d’une mystérieuse « danse des masques »
JILL BONNAUD – PEINTRE GRAVEUR
J’ai découvert le travail de Jill lors d’une exposition de groupe à l’AMAC.
Je me rappelle, il y avait Cocoon, bleue, aspirante et Schisme rouge, vrombissante. Une artiste disait d’ailleurs de Schisme qu’elle la voyait respirer et c’est indéniable que Jill travaille les ventres colorés de ces toiles d’une telle façon qu’ils ont un effet cinétique. Qu’ils soient bleus, muets et silencieux ou rouges, telluriques et renversants, le regard se perd.
Jill renverse l’assise rétinienne, nous immerge et nous emporte au large.
C’est toujours une drôle de sensation que de reconnaître sa langue dans un pays étranger. Expatriée, son usage prend un ton complice et l’échange avec l’autre devient plus chaleureux et identitaire qu’à l’habitude.
La conviction d’une solitude irréfutable, seulement pénétrée d’une attente inaccessible, impossible à circonscrire et pourtant omniprésente serait l’une des probabilités admises par la peinture de Thomas Péchadre.
la liberté, cela signifie s’affranchir de codes, d’idées reçues, admises, incontournables.»
La sculpture de Ruiz conjugue la matière et le geste avec violence ; pourtant le résultat esthétique est à l’inverse accueillant et chaleureux.
Je désigne souvent à tort ce peintre par le prénom de son fils, Patrick. Une erreur probablement liée à la sincérité avec laquelle cet héritier parle de la peinture de son père. D’ailleurs, si porter la peinture d’un défunt, c’est la faire exister à travers soi, comment ne pas usurper de fait un peu l’identité du créateur…