DU 13 JUIN 2008 AU 30 AOÛT 2008
Catalogue de l’exposition
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Catalogue de l’exposition Prix de vente du catalogue : 13€ |
Présentation de l’exposition
(…) André SIRAMY est connu pour avoir exécuté de nombreuses décorations murales en peinture (chapelle de Manson) et en bois découpés. En accord avec lui, cette exposition est centrée sur son talent de dessinateur, de peintre dont elles sont le prolongement (…) Robert de ROSA
Sur le chemin du rêve.
Toute une partie de mon travail, est inspirée par la démarche de la renaissance du surréalisme et surtout à travers le cinéma italien. Federico FELLINI, génial producteur d’images, a su traduire ce tissage du présent et du passé, de l’histoire et du mythe dans des oeuvres qui m’ont toujours bouleversé. Les foreuses qui ouvrent le sous-sol romain pour installer le métro, révèlent des salles à fresques étrusco-phéniciennes …
Mais ces peintures se dégradent et s’effacent très vite au contact de l’air ambiant. Le passé millénaire de Rome nous échappe irrémédiablement, mais il reste inscrit dans la mémoire des hommes. Recomposé, réactualisé, réinventé, FELLINI le songe et son rêve porte les accents de la vérité. Dans l’étrange nef de« Juliette des Esprits », les créatures féminines et leurs eunuques, tous à la peau d’or, habitent la mâture de cette étrange armada. Ces êtres viennent d’un horizon marin lointain abordent silencieusement le rivage, sans doute Fiumicino, pour remonter la Voie Appienne et apporter les forces vives de subsistances mythologiques nécessaires à la transmission du souvenir.
« Rome, ville ouverte» de Rossellini, met en scène l’imaginaire mythique sous la forme q’un corbeau qui guide le père et le fils dans le milieu hostile de l’Occupation. Ce corbeau, c’est leur conscience. Sofia Loren y jouera un de ses plus beaux rôles.
Je ne peux pas oublier cette oeuvre, tournée en Grèce « l’Apiculteur» avec le prestigieux Marcello MASTROIANI et la grande Irène PAPAS. L’invasion du bouc et du troupeau de chèvres, le bistrot des côtes d’Athènes, autant de réalités quotidiennes traversées par le rêve… du rêve… encore du rêve. C’est la vocation de l’art que d’en révéler les voies, de libérer les forces de la vie, de tenter d’en saisir le projet. Entre les deux pôles inéluctables de la Vie et de la Mort, notre marge est étroite. Attachons-nous à l’essentiel, attachons-nous à aimer …
Aimer de cet amour simple comme celui du père de « l’arbre aux sabots» (Umberto Olmi), simple paysan qui taille le fayard (ou hêtre) dans la masse, les deux sabots qui remplaceront ceux de son enfant. La communion entre la nature et
l’homme, est mise en scène avec une subtile simplicité. Elle fut souvent célébrée par François d’Assise devant l’arbre aux oiseaux… A Gubbio, il apprivoisera le loup car on ne tue pas le loup (à l’instar du Petit Prince qui n’enchaîne pas le renard des sables. Il l’aime en lui laissant la liberté) :« si vous apprivoisez le loup, dit-il, si vous le respectez – il fait partie de la nature- si vous le nourrissez, il ne dévorera pas vos brebis ».
C’est la clé que donne le grand François, afin que nous restions liés à la nature pour ne pas en devenir le principal prédateur.
Toutes ces grandes voix, comme celle de François d’Assise, ponctuent l’histoire, afin que l’homme cesse de terroriser, de soumettre l’autre. Nous avons besoin de tendresses, de ferveurs délicates, non de fouets, de couteaux ou d’armes à feux. A travers mes images, c’est le message que j’ai voulu porter moi aussi. Il faudra sûrement que d’autres le continuent avant que le soleil de la raison nous éclaire de son aurore. Bals d’Amour et de Liberté et non pas balles de haines pour tout dominer ! L’homme n’a-t-il pas tout simplement peur ? Question récurrente que ne cessent de poser philosophes et artistes.
André Alexandre SIRAMY
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