DU 18 DÉCEMBRE 2015 AU 30 JANVIER 2016
Catalogue de l’exposition
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Dépliant en ligne de l’exposition Prix de vente du catalogue : 5€ |
Présentation de l’exposition
Les œuvres des 12 artistes présents dans cette exposition sont accompagnés de poèmes de 5 auteurs : Jean Le Boël, Chantal Dupuy-Dunier, Chantal Forêt, Romain Fustier et Amandine Marembert. Merci aux auteurs d’avoir répondu à cet appel difficile, à ce double exercice : décrire sans éteindre, créer sans trahir…
Que leurs mots nous guident, qu’ils nous perdent aussi, et que chaque lecture soit une promesse de sens… Merci à Chantal Dupuy-Dunier, Chantal Forêt, Amandine Marembert et Romain Fustier, tous réunis autour de Jean Le Boël que je remercie tout particulièrement.
– Chantal Dupuy-Dunier, poétesse, vit à Clermont-Ferrand. Prix Artaud 2000 pour Initiales (Voix d’encre). Ses derniers ouvrages publiés sont : Mille grues de papier (Flammarion, 2012), Il faut laisser la porte ouverte (Henry, 2012), Celle (L’Arbre à paroles, 2013), Des villes, parfois (Henry, 2014), Pluie et neige sur Cronce Miracle (Les Lieux Dits, 2015). Site : chantal.dupuy-dunier.fr
– Originaire de l’Allier, Chantal Forêt vit à Ceyrat, dans le Puy-de-Dôme. Elle a travaillé dans le domaine de la formation pour adultes et l’animation culturelle, avant de se consacrer à l’écriture sous le regard de la romancière Jeanne Cressanges.
Elle est l’auteur de trois romans : Qui-vive (2010) éditions Henry, Prix national Lions Club de littérature 2012. L’Heure du thé (2013), Pierre noire (2015) éditions de l’Archipel.
– Romain Fustier est né en 1977 à Clermont-Ferrand, dans la banlieue dortoir de laquelle il a passé son enfance et son adolescence. Après le lycée, il poursuit dans cette ville des études de lettres en hypokhâgne, où il rencontre Amandine Marembert, qui deviendra sa compagne, et avec qui il fondera en 1998, au cours de leurs années étudiantes, la revue Contre-allées, que suivront en 2001 les éditions éponymes. Il vit aujourd’hui à Montluçon, où ils poursuivent tous les deux cette aventure poétique. Il a notamment publié :
Infini de poche, éditions Henry 2013, Comme si de rien, La Porte 2013, Rembobinant l’extérieur, Editions du Cygne 2012, Mon contre toi, Éd. de l’Atlantique 2012, De loin vos silhouettes Encres vives 2012, Des fois des regrets comme, Les Etats civils, 2011, Bras de mer Encres vives 2010, Habillé de son corps Rafael de Surtis 2010, Boîte automatique du crâne Publie.net 2009,Une ville allongée sous l’épiderme Henry & Ecrits des Forges 2008
– Picard par son père, creusois par sa mère, Jean Le Boël a publié une vingtaine de livres, dont une dizaine de poésie. Il est actuellement directeur littéraire des éditions Henry.
– Amandine Marembert est née un jour de juin 1977 à Clermont-Ferrand. Enfance passée dans un petit village de l’Allier. Habite maintenant à Montluçon. Aménage un coin de sa tête pour écrire des bribes en marchant, puis note ses recherches poétiques dans des cahiers de brouillon appelés « effeuillages permanents ». Collectionne divers petits carnets pour recopier ses poèmes. Se fraye un passage entre lampes à abat-jour de guingois, escalier de livres, baleine à trombones et chat couché sur lit de papier. Aime la lumière d’avant l’orage, les claires-voies des volets, l’odeur du linge qui a séché dans le jardin.
Elle a notamment publié :
N’écris plus je ne répondrai pas Amandine Marembert, Valérie Linder, plaquette, Neige tremblée éd. La Porte, 2012, L’amour, le jardin, le Pré carré, 2012, Elle(s) si tant est que, Les Carnets du dessert de lune, « Ficelle », n°98 Vincent Rougier 2010, Un petit garçon silencieux Al Manar, 2010, Toboggans des maisons, illustrations d’Audrey Calleja L’Idée bleue, 2009, Du baume stick dans la douceur, illustrations de Valérie Linder La Yaourtière 2009, Mon cœur coupé au sécateurHenry & Ecrits du Nord2009 (Prix des Trouvères des Lycéens).
Merci aux artistes Artogue…
Le circuit diffusionnel Artogue se termine à l’AMAC, et je profite de la culture locale du catalogue d’exposition (135 opus) pour marquer le coup et vous rendre hommage dans ces 100 pages.
Il était temps de figer des mots, ceux inspirés par votre travail, ceux formulés sur la route, ceux qui tout simplement ont construit notre relation et nous ont fédérés, de notre première rencontre à cette dernière exposition (…)
Thomas Péchadre
Liste des artistes participants (cliquez sur les portraits pour en savoir +)
Brihat aime dire qu’au-delà de la figuration, il fait de la transfiguration. Cette opération qu’il applique à son discours pictural doit aussi concerner
le regardeur.
Celui-ci doit, au péril de rater le sens profond de la peinture de Brihat, consentir à une surnaturalisation du propos. Sans cette métamorphose, le regardeur se contentera d’une grammaire onirique, d’une simple lecture surréaliste, non pas erronée mais insuffisante à mon sens.
Aussi, de Bayeux en Wall Street, de Tram-Way en Condition humaine, il existe une culture « Charbey » chez Artogue, une trame complice tissée au fil des expositions…
Celle-ci bouge, garde son squelette, son mode de fabrication mais la mise en scène du signe est variable et la plastique en témoigne.
Le chemin pictural d’autrui me semble toujours familier et étranger à la fois.
C’est comme si nous commencions des phrases de la même façon mais que nous les terminions très différemment.
Dans ce cadavre exquis le peintre est en bonne place.
La plupart du temps elles s’amoncellent sur un angle de fenêtre et se formulent en tas mortuaires aux aspects d’art conceptuel. Mais celles-ci, et peut-être est-ce là le début de la culture diptère, amorcent un rite funéraire bien différent. Une sorte de Holi sacrificielle où après s’être aspergées de pigment elles s’éteignent, noyées de couleurs, dans mes pots restés ouverts la semaine durant.
Sa démarche picturale, alternance entre écriture automatique et prise de conscience du chemin défriché, s’embrase des délires de l’inconscient. Cet étranger, porteur de vérités chères aux surréalistes, anime les toiles de Guiraud d’une mystérieuse « danse des masques »
JILL BONNAUD – PEINTRE GRAVEUR
J’ai découvert le travail de Jill lors d’une exposition de groupe à l’AMAC.
Je me rappelle, il y avait Cocoon, bleue, aspirante et Schisme rouge, vrombissante. Une artiste disait d’ailleurs de Schisme qu’elle la voyait respirer et c’est indéniable que Jill travaille les ventres colorés de ces toiles d’une telle façon qu’ils ont un effet cinétique. Qu’ils soient bleus, muets et silencieux ou rouges, telluriques et renversants, le regard se perd.
Jill renverse l’assise rétinienne, nous immerge et nous emporte au large.
C’est toujours une drôle de sensation que de reconnaître sa langue dans un pays étranger. Expatriée, son usage prend un ton complice et l’échange avec l’autre devient plus chaleureux et identitaire qu’à l’habitude.
La conviction d’une solitude irréfutable, seulement pénétrée d’une attente inaccessible, impossible à circonscrire et pourtant omniprésente serait l’une des probabilités admises par la peinture de Thomas Péchadre.
Comme il l’a écrit : « Oser la liberté en peinture m’apporte d’abord comme un immense orgueil là où il faut d’abord énormément d’humilité. Quand je dis oser
la liberté, cela signifie s’affranchir de codes, d’idées reçues, admises, incontournables.»
La sculpture de Ruiz conjugue la matière et le geste avec violence ; pourtant le résultat esthétique est à l’inverse accueillant et chaleureux.
Je désigne souvent à tort ce peintre par le prénom de son fils, Patrick. Une erreur probablement liée à la sincérité avec laquelle cet héritier parle de la peinture de son père. D’ailleurs, si porter la peinture d’un défunt, c’est la faire exister à travers soi, comment ne pas usurper de fait un peu l’identité du créateur…