DU 07 MARS 2008 AU 26 AVRIL 2008
Catalogue de l’exposition
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Catalogue de l’exposition Prix de vente du catalogue : 13€ |
Présentation de l’exposition
Une invitation à se balader sur les bords d’une Loire imaginaire; aucune toile peinte sur le motif ou d’après photographies, mais une lente révélation par la couleur d’images mémorisées au fil du temps.
MEMOIRE DE LOIRE – PEINTURES DE DANIEL MARINGUE
Un souvenir éclos soudain au bord de la conscience. Voici la mémoire de l’enfance qui laisse s’épancher l’image d’une autre nature sereine et intacte. La main retrace les paradis de rives perdues, dont la pureté vit encore dans les méandres du fleuve et les bouquets d’arbres bleu.
Daniel Maringue relate ces impressions laissées dans le fond d’une âme. Il aime les lueurs entre chien et loup, les crépuscules oubliés. Et lorsque le jour s’apprête à naître ou à mourir et baigne de sa lumière incertaine les rives de la Loire, il recueille au sein de la matière, réceptacle souple et fluide, tous ces instants fugaces. Seule la vision muette peut saisir les silences de couleurs; seul l’artiste peut donner corps à l’inaudible et façonner ces songes du passé, pour que naissent encore, entre ces bandes de terre et d’eau, des espaces sans bornes, des arbres Immenses.
Chaque toile crée son rythme propre. Variation autour des heures, des saisons, elle trouve là ses motifs principaux et déploie, à sa façon, un temps nouveau: un présent qui dure toujours. De la terre humide s’élèvent alors des effluves, aux exhalaisons des bois se mêlent les brouillards matinaux. L’air s’emplit de rosée. Ici, un sentier à peine foulé. Là, un banc de sable, dont la claire présence semble à iamais ancrée au centre du paysage. Les contours demeurent indistincts, hésitant encore à se dévoiler au promeneur.
Un souvenir éclos soudain au bord de la conscience. Voici la mémoire de l’enfance qui laisse s’épancher l’image d’une autre nature sereine et intacte. La main retrace les paradis de rives perdues, dont la pureté vit encore dans les méandres du fleuve et les bouquets d’arbres bleu.
Daniel Maringue relate ces impressions laissées dans le fond d’une âme. Il aime les lueurs entre chien et loup, les crépuscules oubliés. Et lorsque le jour s’apprête à naître ou à mourir et baigne de sa lumière incertaine les rives de la Loire, il recueille au sein de la matière, réceptacle souple et fluide, tous ces instants fugaces. Seule la vision muette peut saisir les silences de couleurs; seul l’artiste peut donner corps à l’inaudible et façonner ces songes du passé, pour que naissent encore, entre ces bandes de terre et d’eau, des espaces sans bornes, des arbres Immenses.
Chaque toile crée son rythme propre. Variation autour des heures, des saisons, elle trouve là ses motifs principaux et déploie, à sa façon, un temps nouveau: un présent qui dure toujours. De la terre humide s’élèvent alors des effluves, aux exhalaisons des bois se mêlent les brouillards matinaux. L’air s’emplit de rosée. Ici, un sentier à peine foulé. Là, un banc de sable, dont la claire présence semble à iamais ancrée au centre du paysage. Les contours demeurent indistincts, hésitant encore à se dévoiler au promeneur.
Pourtant, imperceptiblement, les arbres voraces vont se rendre maîtres des lieux et capturer les teintes ultimes, les chants des oiseaux venus se perdre en eux. Troncs et branches disparaissent ainsi dans la masse épaisse, compacte des feuillages. Les ombres ouatées grandissent, s’allongent, iusqu’à s’étendre à la surface du fleuve et se métamorphoser en reflets. Le soir a vaincu. Tout devient plus dense, plus fragile également. De la terre au ciel, du ciel à la terre, le regard embrasse ces corps invisibles devenus palpables, ces bruissements, et s’imprègne des derniers mir itements.
L’artiste ne sait pas mentir ou, quand il le fait, ce n’est que pour rendre plus vraie encore une vision idéale. Il nous apprend à regarder, à discerner les forces tapies, que nous ne soupçonnions plus. Les saules de sa mémoire ploient sous les vapeurs légères, s’inclinent devant le vent qui les frôle; l’improbable modèle un monde à sa mesure, et chaque instant, chaque espace se mue en une réalité plus pure.
Anne Sophie REINEKE
Accédez au portrait de l’artiste
Contact :
Site internet : www.danielmaringue.blogspot.com
Email : daniel.art@orange.fr