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Site internet : www.vladimirvelickovic.fr
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Présentation
» … La peinture de Vladimir Velickovic montre le général et le particulier, l’universel et le détail de la libiido mortifère, elle raconte l’odyssée de la pulsion noire en utilisant un dictionnaire iconographique générateur d’un style.
D’où une grammaire d’objets symboliques qui propose une relecture païenne des instruments de la passion christique. Négateur de la flèche du temps chevauchée par le christianisme occidental, Velickovic s’oppose tout autant à la confiscation du négatif par la tradition picturale catholique. Les clous, la croix, la couronne d’épines, le vinaigre, les lances pour les plaies au côté droit laissent place aux poutres des gibets, aux étiquettes de morgue, aux crocs menaçants, aux cordes ou câbles tendus.
Plus de mains percées par le fer, mais des membres entravés par des filins, des liens ; plus de tête où perle le sang au front du Messie, plus d’anatomie athlétique au sexe masqué par un vêtement plissé, mais des corps acéphales ou des têtes dépourvues de corps, jamais une physiologie dans son intégrité ; plus de crâne au pied de la croix pour rappeler le premier homme, la faute, le péché et la rédemption d’Adam par la mort du sacrifié, mais des potences fichées dans une terre calcinée, brune, noire, sombre, parfois l’abîme d’un trou qu’on imagine sans fond ; Grünewald laisse place à Velickovic ; dans la peinture comme dans la philosophie, la mort de l’homme remplace la mort de Dieu … »
Michel Onfray