Contact :
Liste des expositions à l’AMAC :
@
Présentation
Les constructions cellulaires de Dana Roman suggèrent les mêmes rapports. Sa peinture évoque la perfection du monde impliqué, dont les structures invisibles se révèlent quand survient un état différent de la matière. Le physicien David Bohm nous dit que l’ordre implicite, c’est-à-dire la structure invisible du réel, détermine une réalité immensément supérieure à ce que nous appelons la matière; la matière elle-même n’étant qu’un vide dans le Vide, une vague, une immense vague sur un océan illimité de vie et d’énergie. Dana Roman, en donnant à ce monde impliqué une expression picturale, nous dit que la matière est une forme organisée de la conscience. Elle procède à un dévoilement de l’invisible qui prend chez elle une allure de mandala organique. L’univers n’est plus une mécanique, et sa peinture manifeste précisément la révélation organique et structurée de l’invisible.
« L’aplat est franc, avoué, nécessaire. La frontalité confère aux signes qui y sont énumérés quelque chose de monumental, qu’il eût été impossible d’atteindre autrement. De ses origines roumaines, Dana Roman a dû conserver le goût pour ces broderies locales, ces peintures qui ornent les frontons des maisons de bois. Il s’y déroule un fabuleux petit cinéma de signes qui ne sont pas réalistes, mais inventés et narratifs, pour qui joue le jeu. On peut alors assez bien imaginer l’étonnant dessin animé qu’un tel artiste (s’il en avait la possibilité) serait amené à concevoir ».
JEAN-JACQUES LEVËQUE « LES NOUVELLES LITTERAIRES », 1981