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Présentation
Né à Paris en 1953, Didier Mazuru vit et travaille à Stockholm depuis 1981. De formation architecte, il gardera de ces années d’études, le goût du travail mûrement élaboré, longuement remanié… ”je suis fasciné par les images qui, tel le lit d’un fleuve pétri sous les efforts conjugués des dépôts d’alluvions et du travail d’érosion qui révèle les différentes couches sédimentaires, portent les stigmates du temps qui les a vu se faire. Lorsque je regarde une simple pierre, celle-ci me parle. Par sa texture, son aspect plus ou moins patiné, ses cassures, arêtes ou rondeurs, par sa couleur plus ou moins oxydée, la composition de sa matière… elle me fait sentir son âge et les chemins qui l’ont conduit à trouver sa forme. Elle me conte en silence son histoire. J’attends d’une œuvre d’art qu’elle me parle de la même façon mais en beaucoup plus riche naturellement, puisqu’interviennent des considérations de culture et de sensibilité étrangères au monde des pierres.”
Sur les conseils de ses amis Eric Desmazières et surtout Yves Doaré – qui l’initiera véritablement aux différentes techniques – Didier Mazuru a commencé à s’intéresser à la gravure vers 1978. Dès 1981 oubliant l’architecture, il peint, dessine et grave, pratiquant surtout le burin et l’eau-forte, parfois additionné d’aquatinte, de pointe sèche ou de roulette. (…). Dans sa lutte avec le cuivre, il retrouve les préoccupations des peintres primitifs: ”J’aime la peinture des primitifs car je sens que (…) la force de leurs œuvres semble directement liée à la limitation de leur technique et aux possibilités qu’ils savent en tirer. La matière leur est peu docile et, partant, extrêmement suggestive. C’est cette qualité d’”indocilité” qui me plaît dans le cuivre et qui me pousse à graver”.