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Présentation
Pour moi la Peinture c’est la célébration de l’esprit; une célébration des conflits résolus. Le titre de la composition de Jazz, fameuse et célèbre, de Duke Ellington, « It don’t mean a thing if it ain’t got that swing « , peut tout aussi bien s’appliquer à la Peinture qu’à la Musique.
Mes tableaux sont une forme de dialogue qui se tient dans cet espace étroit entre les réalités intérieures et extérieures. Mes peintures sont composées structurellement d’un intérieur et d’un extérieur, c’est-à-dire, d’un centre et d’un espace qui l’entoure. Dans cette structure, je cherche à réunir à travers l’usage des métaphores linguistiques et iconographiques, les mécanismes émotionnels, psychologiques et mentaux par lesquels la diversité des expériences devient tangible. Ceci demande un langage visuel suffisamment large, mais intelligible pour donner forme et substance à ces forces inexprimables et invisibles qui existent. La peinture est un processus par lequel le caché est découvert ; un acte de révélation ; un chemin pour voir l’invisible. Ce sont les paradoxes et les ambiguïtés qui émergent pendant ce processus d’ordonnancement qui me stimulent. La Peinture, c’est un acte de foi.
L’utilisation de textes dans mes œuvres est un moyen d’élargir, encore plus, non seulement le vocabulaire visuel, mais aussi le potentiel métaphorique de l’imagerie. Même si les mots, ou les phrases, peuvent sembler emphatiques ou impératifs, inévitablement, ils seront « lues » différemment par le spectateur, et les connotations psychologiques, intellectuelles et émotionnelles seront perçues et ressenties ensemble, bien qu’à différents niveaux. La signification des œuvres se révèlera ou sera devinée par le spectateur d’une manière semblable à celle dans laquelle les œuvres furent conçues. Dans mon œuvre, je ne veux pas seulement communiquer un fait rationnel aux spectateurs, mais partager avec eux la complexité d’une expérience; pour moi, c’est la communion d’un vécu et de l’esprit.
JOHN HOWLIN – Avril 1992