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Présentation
Lucien Bouvier se forma seul, sur le tas en quelque sorte, le tas de toutes les choses de la vie. Loin des préciosités de l’académisme, tenté par les formes abstraites libres et dispensatrices de rêves, il fut naturellement amené à faire des collages. Appropriation de l’environnement par l’artiste, qui projette sa personnalité sur les objets les plus communs, promus et transfigurés. Bouvier regarde autour de lui, n’obéit pas aux modes de l’inteIllectualisme, son art est spontané.
Il aime le jazz, et la part d’improvisation que cette musique comporte. Recherche-t-il la transcription plastique des rythmes syncopés?
Pas systématique, Bouvier suit son inspiration, qui peut lui dicter des formules différentes. Déjà, au cours de sa période normande, on notait que ses œuvres étaient d’une «grande diversité apparente».
Cet artiste sincère se refuse à exécuter des «séries» pour faire valoir une «manière», sorte d’image de marque. On voit trop, dans certaines grandes galeries, d’expositions personnelles axées sur un thème et un style bien définis. L’art rejoint alors le commerce, le tableau devient un produit.On l’achète comme une auto d’un modèle déterminé.
PIERRE VERT – 1987