Alexandra Jontschewa Müller et Hans-Peter Müller

DU 05 OCTOBRE 2007 AU 01 DÉCEMBRE 2007

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Catalogue de l’exposition

catalogue_muller_-_jontschewa Catalogue de l’exposition
Prix de vente du catalogue : 13€

Présentation de l’exposition

Si l’œil est trompé, la raison est exigée. Le plaisir esthétique d’une œuvre d’art est seulement parfait si l’on s’efforce de la reconnaître et de la comprendre. Est-ce la situation peu satisfaisante de la réalité qui fait plonger Alexandra et Hans-Peter dans un monde plein de mythes, d’imagination ou de pensée spéculative? Qui connaît la réponse, sinon les deux? Et ils disent: « Dans la profondeur des mythes on peut trouver une réponse à ses interrogations à la seule condition de ne pas perdre le lien avec la réalité». Dr Klaus Freyer, Gera 2007

Dans le labyrinthe des mythes

Les mythes interprètent de manière narrative la réalité riche en paraboles et en symboles. La pensée mythique est une pensée imagée. Et elle fascine si fondamentalement le couple allemand d’artistes Alexandra Müller jontschewa et Hans Peter Müller qu’ils en tirent les motifs de leurs propres tableaux, exécutés avec la précision et la technique des vieux maîtres, et pénétrés du génie surréaliste: ils sont riches en métaphores énigmatiques associant le présent et le passé liés par de multiples rapports.

Dans l’atelier de Hans-Peter Müller, une seule décoration est accrochée au mur. Pas une page arrachée à un quelconque magazine bon marché mais une reproduction d’une oeuvre d’art acquise par lui dans un musée parisien et fixée désormais avec soin au mur. Un court regard suffit et le contemplateur, surpris, découvre une manière de peindre comparable à celle des vieux maîtres et le pouvoir symbolique des mythes antiques qui le renvoient à des siècles antérieurs. Il s’agit du «Jupiter et Sémélé » de Gustave Moreau. A peine est-il entraperçu, qu’immédiatement se ressent la profonde filiation de Hans-Peter Müller avec ce peintre, personnage principal du symbolisme français et très peu connu en Allemagne.

Au milieu de la pièce, du reste fort simple, se dresse le chevalet de Müller sur lequel trône le sujet central qui règne, depuis des décennies, sur lui et qu’il domine tout à la fois :l’histoire de Marie Madeleine. Deux portes et dix pas plus loin Alexandra Müller jontschewa est en train de protéger son portrait du Hohenstaufen Frédéric Il en le recouvrant d’un vernis. Sur la toile d’à côté, une marionnette de chevalier du Moyen-Age qui attend ses ailes, survole un paysage cosmique dans une roue dorée, bizarre. Est-ce là une version du motif d’Icare qui thématise l’illusion de la liberté humaine ? Le titre du tableau  » Réincarnation »ne fournit pas de réponse.

Souvent les nouvelles oeuvres du couple d’artistes sont présentées en France pour la première fois au public. Une bonne raison ou plutôt de nombreuses bonnes raisons plaident pour ce choix. Les Müller se sentent très proches, par le contenu, le langage des formes et l’émotion, des groupes d’artistes comme  » Safir  » ou  » Visionirique étrange « . Les deux n’en font pas mystère, la France est pour eux une patrie d’adoption. Ceci est lié à une affection intellectuelle, à une affinité d’idées mais aussi à une estime pour les gens. Le fait que les moeurs françaises exigent d’être un « fin bec » les fait d’autant plus choisir la France.

Dr Klaus Freyer, Gera 2007

Alexandra Jontschewa et Hans-Peter Müller (cliquez sur les portraits pour en savoir +)

ALEXANDRA JONTSCHEWA – PEINTRE
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Les oeuvres d’Alexandra ont été exposées à travers le monde : Autriche, Belgique, République Tchèque, France, Allemagne, Pologne, Portugal, Russie, Grèce.

HANS-PETER MÜLLER – PEINTRE
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Né à Leipzig (Allemagne, ex-DDR) en 1942. Professeur de maçonnerie à la « Bau-Union » de Leipzig, il étudie parallèlement la peinture en cours du soir à l’université de graphisme et d’architecture.

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

Alexandra Jontschewa Müller et Hans-Peter Müller