Barbiero : Lumières d’ombres mortes

DU FÉVRIER 1992 AU 28 MARS 1992

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Catalogue de l’exposition

catalogue_barbiero Catalogue de l’exposition : « Lumières d’ombres mortes »
Prix de vente du catalogue : 13€

Présentation de l’exposition

La peinture de Barbiero dévale la montagne, caracole avec audace la roche de ce pays…Ch Karoutzos

ÉLOGE A LA LUMIERE

Barbiero n’est pas un de ces poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. Il est à la fois « le fou et le créateur, l’homme du commun à l’ouvrage ». Sa création ne dépasse pas le spectaculaire qu’affectionnent les éphémères car il a su faire sienne la Reine qui a pour nom: humilité. Sa vie d’artiste est un perpétuel jaillissement, une danse et un chant dédiés à la lumière. Sa forte personnalité solaire s’exprime dans l’ombre de ses toiles qui, au fil du temps, s’estompe dans un murmure crépusculaire. Chacune de ses toiles est une note de musique destinée à l’humanité occidentale décadente, note qui atteint une telle intensité de vrai, qu’elle est comparable au plus profond des silences.

Quelquefois, il ose tempérer l’intensité de ses rayons par un rire d’amour aux humains dédié, car Barbiero a su garder, le regard fier et le cœur riche de son père, l’amour vrai de sa mère. Cet amour de l’autre, il le transfigure dans l’harmonie des courbes qui compose la femme, dans la tension interne du matériau, se libérant ainsi du soupçon du « formalisme esthétique » dont certains l’affligent. Dans ses créations, le matériau est langage. Les pigments ont valeur de symboles. Ces signes erratiques créent dans la toile un système quasi-isolé où la polyphonie intrinsèque des couleurs danse avec la lumière, chœur de tous les flux et composantes de la pensée de l’artiste. Barbiero aspire à un art qui soit directement branché sur notre vie courante, qui soit de notre vraie vie et de nos vraies humeurs une émanation immédiate.

Toute sa peinture traduit « les mille combinaisons du son, les tumultes de l’âme »; lorsqu’une fatigue au goût de mort imprègne son être, il invite les signes et les signifiants à transcender et l’espace et le temps, le plaisir et la douleur, la joie et la tristesse, la création immense.

Ses émotions, il les puise dans les yeux de l’enfant nu qui l’invitent à honorer la quintessence, à danser sur le rythme désencombré des équivalences évidentes et lumineuses. Comme « le fou et le créateur » Barbiero prêche dans le désert et s’adresse à la solitude de la vieillesse, au sable, au vent et à l’eau. Il laisse la parole aux naïfs qui parlent pour lui: mieux que de parler, il agit! Se sert de l’outil à sculpter dans la matière éphémère, crée un chef-d’œuvre dédié à la lumière.

Comme le visiteur, il est « l’homme commun à l’ouvrage »; ses derniers moments venus, il pourra assister à la projection de ses derniers phantasmes de son être cruel. Devant lui se dressera un linceul blanc et immaculé, celui dont le nouveau-né a toujours rêvé pour l’humanité; sur celui-ci, il sera le seul à pouvoir peindre ses maux en lettres de sang: vie, la seule réalité !

G.MONTEL.

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Accédez au portrait de l’artiste

Contact :
6, rue de la Plaine – 63450 TALLENDE
Site internet : sites.google.com/site/joelbarbiero
Email : joel.barbiero@orange.fr

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

Barbiero : Lumières d’ombres mortes