DU 5 AOÛT 1993 AU 17 OCTOBRE 1993
Catalogue de l’exposition
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Catalogue de l’exposition Prix de vente du catalogue : 13€ |
Présentation de l’exposition
En art et en peinture comme en musique il ne s’agit pas de reproduire ou d’inventer des formes, mais de capter des forces. C’est même par là qu’aucun art n’est figuratif (Gilles Deleuze).
…La Peinture de Le Chénier c’est comme dans les pièces de Beckett où la vue d’un corps entraîne le nôtre, il y a un effet déchirant à voir nos propres membres se mouvoir dans cette atmosphère raréfiée, sur ce corps-jumeau défait, en attente d’il ne sait quoi, de nous ne savons quoi, qui nous aspire dans son égarement, nous draine, nous couvre de sa honte, et cela est dément, répugnant, du vrai sang en putréfaction, de l’attouchement atroce, de la pagaille gênante, mais nous aimons cela, car c’est nous, charriés dans l’espace ouvert du tableau, espace de l’absurde avec ses portes entre-bâillées, toute cette béance, tout ce labyrinthe d’égarement. Tout cela, c’est de l’être en perdition, de l’ontologie labyrinthique, gênée, c’est cela cette Peinture où sur la figure humaine tout se joue comme sur un théâtre, ces visages ne sont pas des masques mais des arènes, les épisodes d’une agitation figée, d’un chaos égaré, toute une vie où les sentiments se sont fossilisés en tics, mais dissoute, au bord de l’abîme, c’est pour cela que personne ne regarde personne, plus personne n’est avec autrui, l’espoir en est perdu, le projet, trop difficile, même pas avec soi-même, sauf comme on se gratte…
France Delville
Avant d’être vu à Chamalières cette exposition a également était présentée :
– A la Fondation Van Gogh – Arles
Palais du Luppé
Du 27 mars au 3 mai 1993
– A l’ Espace Peiresc – Toulon
Rue Corneille
Du 11 mai au 29 mai 1993
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