DU 7 DÉCEMBRE 2007 AU 19 JANVIER 2008
Catalogue de l’exposition
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Catalogue de l’exposition Prix de vente du catalogue : 13€ |
Présentation de l’exposition
« D’un pastel de Jacques Fonteray, je dirai : c’est un corps de femme, sur un lit défait qui ressemble à un drapeau qui Figure un corps de femme sur un lit défait ». Jean – Claude Forest.
(…) J Fonteray, dessinateur virtuose et créateur de costume d’apparence, modifie, pour échapper aux engouements, le cycle du temps. Funambule filaire de l’immobile entre le trop vu et le jamais vu, sous réserve d’hésiter, il transforme l’art de voir et vivre, le charge de métamorphoses symboliques de l’étrangeté, met à vif les blessures de l’âme dénudée. Par un brusque renvoi au silence des yeux, il baisse rudement le rideau sur les songeries costumées de la vie rêvée du cinéma.
Jamais au grand jamais, un artiste au double talent, délivrera mystère si profond: savoir évoquer le paraître pour aimer aussi convoquer le transparaître. L’image mentale est latente, positive, révélée en négatif: inversion alchimique du support sensible émotionnel jusqu’à l’éblouissement de hasard d’une abstraite solarisation !
Par quel cheminement d’énigmes accumulées lui fallut-il affronter les tempêtes magnétiques de toute peinture libérée ? Evitant fusion et confusion ce peintre a trouvé dans l’ombre du tout-venant sa lumière d’ailleurs, ce don de voyance dans les blocs erratiques de l’abstrait.
Mis en lumière dans la galerie de l ‘AMAC , lieu chamaliérois de tant de confrontations où un public fort averti désormais demande à voir, éloigné de tout effet d’admirations soumises à des modes éphémères, les œuvres confrontées de Jacques Fonteray atteignent au statut d’impossibles objets d’art.
Imaginons un secret d’artiste. Une avancée heureuse vers le trop de beauté provoque I’angoisse de l’impossible dépassement, maîtrise atteinte, un sentiment de détestation du réel costumé, puis une fuite salvatrice vers le trait dans un tremblement mystique de ce monde incertain.
Entrons ici en résonance, en vibration d’images, en « éclatement» continu des formes et des figures, filles orphelines de Mémoire, Cendrillons acharnées à effacer le vide cendreux, si loin, là-bas, quelque part « où la Lumière pleut» !
Robert liris
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Contact :
Site internet : jacques-fonteray.blogspot.com/